Première étape: regardez comme le prosaïsme de la vie a rendu nos yeux ternes. "World in my eyes", "Your joyfull eyes are like paradise", est-ce que cela vous ouvre une porte? "If you want to see the sky, just put a window in your eye", est-ce que cela ouvre? Non, nous vivons ici et maintenant, prosaïsme... Télévision, sofa, jasette, jasette, je sais ce que je dis, rien ne remue dans les profondeurs... les profondeurs?? Comme cela est irréel... Simulation de dialogue:
"- C'est stupide...
- Je sais, c'est stupide...
- Non, je veux dire, regarde-les...
- Je les vois.
- C'est stupide... ahhh, je suis fatiguée....
- Et moi donc.
- Fais quelque chose!!
- Quoi? Si je fais quelque chose avec toi, ce sera telle que je t'ai connue dans mes rêves.
- Qu'importe...
- Mais tu sais ce que cela veut dire... ça peut être étonnant.
- Ahahah, qu'est-ce qui peut être étonnant?
- Je t'ai connue autre que tu te crois.
- Évidemment...
- Non, vraiment autre, telle que tu ne te soupçonnes pas.
- Tant mieux, je m'ennuie, ma personne m'ennuie.
- Alors tu veux croire à une nouvelle réalité?
- Bien sûr, une nouvelle réalité...
- Tu ne pense pas à...
- Mais bien sûr que non, regarde comment tu me regardes...
- Comment je te regarde?...
- Ah, cesse cela, viens en au point, je suis déjà tannée...
- Au point? Quel point?
- Pourquoi tu joues les stupides? on veut la même chose.
- Ce n'est pas ce que je crois. C'est facile d'obtenir ce que l'on veut en croyant que tout le monde veut la même chose. À supposer que l'on sache ce que l'on veut...
- Tu ne me parlerais pas si tu ne savais pas ce que tu veux, alors...
- Alors quoi? Il ne reste que toi? que toi et moi?
- Pour une fois tu parles bien.
- Toi et moi, seuls dans cette pièce, vide.
- Voilà, c'est ta nouvelle réalité? ahah...
- C'est le désert...
- Heureusement il y a de l'eau pour nous désaltérer.
- Je préfère crever de soif que de boire une eau aussi ingrate.
- L'eau est la seule issue.
- Je vois ta vérité...
- Tu me vois pour la première fois."
Friday, December 23, 2005
Construction human again. Why do I always feel like there is a need for a new beginning, while being stucked with the idea that this is impossible, and feeling like this is that last idea that is keeping me away from starting everything all over again... I feel stuck with ideas, stuck with damn old ideas, vision, that get the chance to "live me" because I am not always aware of them. I cannot believe how deep you make me sleep... I want to believe that something in my conscience is stronger than you... god, I am all fucked up.... I know I am life, so that I am full of movements, full of things that I dont know. Knowing something doesn't mean that you stick to the thing: no, knowing is fantasying. So I am all fucked up... `cause I feel like everything I know is wrong, meaning that it is a product of my imagination, far from objectivism. Maybe I should not care about those times when I sleep, when everything goes like afterthen I would destroyed myself: "Why? why do I do that ? why does it have to be this way?" etc. Every moment you get more lucid, it makes you frustrated about the times when you aren't. And it makes you feel like you are only living when you are truly lucid, truly awaken. It makes you swear that now you'll only live the lucid life, fully awaken in your consicence of everything that goes. What shit is that... That leads me to a theory, and as I am reading Bergson's philosophy these days, it will connect with that. Bergson made the experience of the mind a time experience. The unfortunate doom of Man is that he is living in time. He always makes the opposition container/contained. Following that idea, Man lives in Time and that's his misfortune. Because he has consciousness of Time, he lives into it, and it makes the happiness impossible, `cause the unity between Man and its world is lost. So for Bergson happiness is a state of grace where everything flows and anticipates the future by its own grace. Because grace is a movement that is so in harmony with its world that it goes all the way, like a prescience, already having traced the path. Sadness is to rely on the past, is to be disconnected with Time, to think of it. So here we come to my mind. I found out how nostalgia is everywhere, how important it is, something that is almost in every tought, like if we were stuck with our history, unconsciously driving us. It makes every new idea a flower of the past. When we have dreams, thinking of those dreams makes us nostalgic, because its like lost worlds, and we can imagine the feeling that we had in those dreams. The fact that it isnt connecting with our awaken life makes it even more like a lost paradise. Childhood impressions do something similar. We lost those impressions, and we idealize it because it was so powerfull in its freshness when it happened. I feel like I am filled with nostalgia...in everything that I do, as if I wasn't abble to leave me to the world, to abandon myself. What a gloomy feeling... So I want to construct the human again, to see it a new way, but all my oldness keeps me from it, but I feel like I can do it, so that makes me even more frustrated to notice that I cannot see everything in some fresh way, except for glimpses. That is so damn frustrating... why do we have to be human?? Is it me not being able to get the good side of it??
Wednesday, December 21, 2005
Buildings were all messed up and I tought I could kill myself in this unsafe mess. I went to the mountain but I was missing something, then I saw someones I knew, and gave them a sign. We recognized each other, but somehow we lost ourselves in our way to meet. Maybe we didn't want to meet. We're too different and unknown to each other, everybody becomes a presence, but we don't meet nobody. Devastated buildings (or maybe it is just renovation), and when I go outside this is nothing but strangeness... the air is filled with mysterious danger: and I slide, I fly, alone with my feeling. Ohhh, nights of terror... you don't want me to feel good... but I am addicted to your power.
Saturday, December 03, 2005
Disconnected
Vide, totalement. Vide. Nous avons peur, et c’est tout. Les corps sont inconsistants. Nous leur avons donné une vie, en pensant, nous nous sommes imaginés des tas de choses lourdes. Mais il ne reste rien de tout cela. Pourtant je crois en vous, mais c’est comme si je vivais dans un sentiment, et que ce sentiment était toute ma vie. Je n’ai jamais été à ce point abandonné… mais pourquoi est-ce que je ne sens pas d’appel de Dieu ? Et pourquoi je ne crois pas ceux qui vivent pour Dieu… je suis si loin de les comprendre. Pourtant nous vivons côte à côte, mais je ne distingue plus personne, parce que je ne reconnais plus personne. La manière dont j’ai connu les gens, c’est comme s’ils avaient disparu, comme si il n’y avait plus personne. Mais pourquoi est-ce que je ressens toujours une menace et que je suis incapable de ne rien faire ? Si seulement j’avais peur… mais ce n’est même pas cela. C’est même pire parce que je ne le sens pas s’emparer de moi, j’en ai seulement la vague intuition, et puisque cela n’a pas de nom, et puisque ce n’est peut-être rien, ça ne remplit pas ma vie. La marijane me met dans un drôle d’état. Je sens seulement que mon existence est tragique. C’est comme si ce sentiment vibrait dans l’air, et j’ai le goût de pleurer. Par ailleurs je n’ai plus le goût de rien… à quoi bon si je ne reconnais rien ? Je pourrais concevoir mon au-delà, comme Saint-Denys Garneau, « diviser à l’infini l’infime distance de la corde à l’arc, créer par ingéniosité un espace analogue à l’au-delà », mais je ne pourrais me concentrer plus d’une seconde et j’oublierais ma création. Quelle nauséeuse lâcheté… Qu’il serait bon d’être un adulte moral surnageant tout. J’ai perdu toute connexion, je ne sais même plus comment rêver, comment écouter de la musique, puisque ça fait trop « partie de la vie ». C’est une activité, du « quelconque ». Je sens que j’ai abandonné quelque chose, mais je ne sais quoi. Je ne peux plus m’émouvoir si je vis ici, maintenant, en tant que moi. C’est trop « ma vie », ça m’exaspère. J’ai d’extraordinaires contradictions : je veux tout mais ne veux rien de ce monde, je ne veux être personne mais quelqu’un d’extraordinaire (j’avais écrit « extropmadore »…, je déteste mais j’aime les gens… j’ai l’impression ne pas vivre, mais je ne désire rien de moins que de vivre merveilleusement. Je crois cependant que je suis autodestructeur, que je veux le pire, je veux mon malheur, je veux la détresse générale, simplement. J’imagine que c’est par là que se réalisera mon idéal esthétique. Je ne souhaite pas punir personne, mais faire émerger le sentiment tragique de l’existence.
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